Comment filmer les coulisses d’un défilé pour les réseaux sociaux ?

CaptationPublié le 19 octobre 20264 min de lecture

La réponse courte

En se fondant dans l’action : deux caméras au plus près des mannequins, des équipes et des techniciens, des plans serrés et des déplacements rapides. Puis en livrant vite, sans sacrifier l’image : un étalonnage qui rejoint le montage déjà lancé, pour une vidéo prête à publier sur les réseaux sociaux.

Nicolas FournierChef de projet et réalisateur

Étudiante répondant à une interview sous les projecteurs, en coulisses du défilé Istituto Marangoni
Extrait du film « Défilé Istituto Marangoni », réalisé pour Atlas of Show.
La demande
Les coulisses du défilé, pour les réseaux d’Atlas of Show
Le dispositif
Deux caméras, au plus près de l’action
L’image
Des plans serrés et des déplacements rapides
La post-production
Étalonnage dans DaVinci Resolve, appliqué au montage par des LUTs
Le film
6 min 57 s, au format vertical

Que faut-il filmer dans les coulisses d’un défilé ?

Les gens au travail, plus que le défilé lui-même. Les coulisses racontent ce que le public ne voit pas : l’installation, les vêtements qui attendent leur passage, les derniers réglages, les échanges entre les équipes, les mannequins et les techniciens. C’est cette énergie qu’une vidéo de coulisses doit transmettre.

Pensez aussi aux visages. La concentration avant un passage, un rire entre deux essayages, un dernier conseil glissé à l’oreille : ces réactions donnent à un film de coulisses sa chaleur, autant que les vêtements eux-mêmes.

Pour le défilé de l’Istituto Marangoni à Paris, Atlas of Show souhaitait documenter l’événement en immersion, au plus près des équipes et des mannequins, pour produire un contenu spontané et exploitable rapidement.

Avant le passage des mannequins, l’installation offre déjà des images : un technicien perché sur une échelle, une équipe qui mesure le décor, des vêtements suspendus aux portants. Ces moments donnent au film son rythme, entre l’attente et l’urgence, et montrent le travail que demande un défilé.

De dos, une jeune femme au chapeau bleu passe devant un technicien perché sur une échelle, en coulisses du défilé Istituto Marangoni
Un technicien sur une échelle, pendant l’installation.
Deux membres de l’équipe mesurent un bloc blanc du décor, en coulisses du défilé Istituto Marangoni
La mesure du décor, avant le passage des mannequins.

Que faut-il convenir avec l’organisateur avant le tournage ?

Le déroulé, les moments clés et ce que l’on livre. En coulisses, tout va vite et rien ne se rejoue : il faut savoir à l’avance quand ont lieu l’installation, les essayages et le passage des mannequins, et quels moments l’organisateur tient à voir dans le film.

La livraison se prépare aussi avant le tournage. Les formats attendus pour les réseaux sociaux, la durée de la vidéo, la date de livraison : ces choix décident de la façon de cadrer et du rythme de la post-production.

Demandez enfin qui monte le film, et avec quel logiciel. Pour le défilé de l’Istituto Marangoni, le montage avait commencé sous Premiere Pro : le savoir tôt a permis de choisir une méthode d’étalonnage compatible avec ce montage, sans perdre de temps sur la livraison.

Voici les points à caler avant le jour du défilé.

  • Le déroulé de la journée : installation, essayages, défilé
  • Les moments que l’organisateur veut voir dans le film
  • Le ton voulu : spontané, au plus près des équipes
  • Les formats attendus pour les réseaux sociaux, et la durée
  • La date de livraison, et qui monte le film, avec quel logiciel

Comment filmer au plus près sans gêner ?

Avec deux caméras et beaucoup de mouvement. Nous avons filmé le défilé à deux caméras, au plus près de l’action, en plans serrés et en nous déplaçant vite, pour rester présents dans les échanges entre les équipes, les mannequins et les techniciens.

Deux caméras permettent de saisir un même moment sous deux angles, ou deux moments à la fois : en coulisses, rien ne se rejoue. Les plans serrés gardent l’attention sur les gestes et les visages, et laissent hors du cadre ce qui encombre l’image.

Filmer au plus près demande aussi de la discrétion : se placer hors du passage, suivre le mouvement plutôt que le diriger, et garder la caméra prête pour les instants qui ne durent qu’une seconde.

Le film suit une jeune femme au chapeau bleu, qui guide le spectateur d’une salle à l’autre : du hall où se monte le décor jusqu’aux portants. Ce fil donne au spectateur un point de repère, même quand la caméra change de pièce à chaque plan.

Comment livrer vite quand le montage a déjà commencé ?

En étalonnant les rushs à part, puis en appliquant le résultat au montage. Pour le défilé, le montage était déjà en cours sous Premiere Pro, et une conformation complète vers DaVinci Resolve n’était pas compatible avec les délais.

Une solution hybride a donc été mise en place : l’étalonnage a été réalisé sur les rushs dans DaVinci Resolve, puis réintégré directement dans le montage Premiere par des LUTs. Une LUT est un fichier qui applique une correction de couleur à une image : elle transporte l’étalonnage d’un logiciel à l’autre sans toucher au montage.

L’étalonnage a un autre rôle quand on filme à deux caméras : il accorde leurs couleurs, pour que le passage d’une caméra à l’autre ne se voie pas, et que le film garde la même lumière du début à la fin.

Le montage a gardé son rythme, et l’image sa cohérence d’un plan à l’autre. Le contenu a pu être livré rapidement et utilisé directement par Atlas of Show sur ses réseaux. Le tableau ci-dessous compare les deux façons de faire.

Deux façons d’étalonner un montage déjà lancé
CritèreConformation complèteÉtalonnage par LUTs
Le montageTransféré dans DaVinci ResolvePoursuivi sous Premiere Pro
L’étalonnageSur le montage transféréSur les rushs, dans DaVinci Resolve
La cohérence de l’imageAssuréeAssurée, par les LUTs
Le délaiIncompatible avec la livraisonTenu : une vidéo livrée rapidement

Quel format choisir pour les réseaux sociaux ?

Celui de l’écran où la vidéo sera vue. Le film du défilé est au format vertical, celui des téléphones, et dure 6 minutes et 57 secondes.

Une même captation peut être déclinée selon les supports : site web, réseaux sociaux, diffusion interne ou projection. Mieux vaut le prévoir avant le tournage, pour cadrer en laissant la place nécessaire à chaque version.

Les plans serrés et les déplacements rapides s’y prêtent bien : sur un téléphone, ils remplissent l’écran et gardent le spectateur au cœur de l’action, sans détail perdu dans un plan trop large.

Pour des coulisses, le format vertical a un autre avantage : il donne toute la hauteur de l’image aux silhouettes et aux vêtements, qui sont au cœur d’un défilé.

Étudiants consultant un plan en coulisses du défilé Istituto Marangoni
Un plan consulté en coulisses, avant le défilé.

Regarder les coulisses du défilé

La vidéo montre l’intensité des coulisses, au plus près des mannequins et des équipes. La voici en entier : « Défilé Istituto Marangoni », 6 minutes et 57 secondes, filmée pour les réseaux sociaux d’Atlas of Show.

Regardez comment la caméra se glisse entre les portants et les équipes, et comment les plans serrés suivent les gestes sans jamais s’arrêter.

Questions fréquentes

Pour le défilé de l’Istituto Marangoni, nous avons filmé à deux caméras, au plus près de l’action : de quoi saisir un même moment sous deux angles, ou deux moments à la fois, sans encombrer les coulisses.