Qu’est-ce qu’un film institutionnel, et à quoi sert-il ?

Film d’entreprisePublié le 19 octobre 20265 min de lecture

La réponse courte

Un film institutionnel présente une organisation : ce qu’elle fait, comment elle le fait et pour qui. Il s’adresse aux clients, aux partenaires, aux candidats ou aux salariés, sur le site, les réseaux sociaux ou en interne. Le plus convaincant ne récite pas un discours : il montre au travail les personnes qui portent le savoir-faire.

Vincent GarreauDirecteur de production

Deux mannequins en mouvement sur fond noir lors du shooting Fujifilm GFX 100 RF
Extrait du film « Édito Fujifilm », réalisé pour Fujifilm.
Ce que c’est
Un film qui présente une organisation, son savoir-faire et ses missions
Pour qui
Les entreprises, les institutions et les marques, en interne comme en externe
Ce qu’il montre
Les personnes qui portent le savoir-faire, au travail
Le dispositif
Une équipe réduite et une ou deux caméras discrètes
Le film
« Édito Fujifilm », 3 min 12 s, à la fois making of et film de marque

Qu’est-ce qu’un film institutionnel ?

C’est un film qui présente une organisation dans son ensemble : son activité, sa façon de travailler, ce qui la distingue. Là où une publicité vend un produit, le film institutionnel fait comprendre qui est derrière, et pourquoi lui faire confiance.

Le mot vient des institutions, mais il concerne tout autant les entreprises et les marques. On parle d’ailleurs souvent de film d’entreprise : un film qui présente une entreprise, son savoir-faire ou son message, à travers les personnes qui le portent. Les deux se recouvrent largement ; le film institutionnel insiste sur l’organisation elle-même, ses missions et ses valeurs, plutôt que sur une offre précise.

Il parle à plusieurs publics à la fois : des clients qui découvrent l’entreprise, des partenaires, des candidats qui se renseignent, ou les salariés eux-mêmes. C’est pour cela qu’il se diffuse partout : sur la page d’accueil du site, sur LinkedIn, sur un salon ou lors d’une réunion interne.

Quelles sont les différentes formes de film d’entreprise ?

Le film institutionnel n’est qu’une des formes possibles. Selon ce qu’il faut dire, et à qui, on choisit plutôt un portrait, un making of, des interviews ou une captation. Le tableau ci-dessous les compare, avec un film que nous avons réalisé pour chacune.

Ces formes se combinent souvent. Le film tourné pour Maoto est à la fois un portrait et un film d’entreprise ; celui de Fujifilm est à la fois un making of et un film de marque. Mieux vaut partir de l’usage du film, puis choisir la forme qui le sert, plutôt que l’inverse.

Les formes du film d’entreprise, avec un exemple pour chacune
FormeCe qu’elle montreUn exemple chez nous
Film institutionnelL’organisation, ses missions et ses valeurs, pour tous ses publics« Le fonds euros », webinaire institutionnel de CARAC
Portrait, documentaireCe que l’entreprise change, à travers le parcours d’une personne« Gildas, ingénieur agricole », pour Maoto
Making of, film de marqueUn savoir-faire ou un produit, sur une vraie séance de travail« Édito Fujifilm »
Interviews, témoignagesUn message porté par plusieurs voix« L’IA au cœur du métier de DSI », pour le Club Décision DSI
Captation, aftermovieUn événement, pour ceux qui y étaient et ceux qui l’ont manqué« La Fête de l’Ours », pour Maison Météore
Publicité, teaserUn lancement ou une annonce, en peu de temps« Publicité Recycl’Ace », « Cap sur la performance »

Que montrer dans un film institutionnel ?

Des personnes, plus que des discours. Un savoir-faire se comprend mieux quand on voit ceux qui le portent : leurs gestes, leurs échanges, leur façon de travailler. C’est notre parti pris : raconter un savoir-faire à travers les personnes, avec des témoignages, des scènes de travail et une image construite avec les méthodes du cinéma.

Pour Fujifilm, il s’agissait de documenter un shooting artistique en montrant tout le processus de création : le photographe, la direction artistique, les mannequins, le stylisme, le maquillage et la lumière. Des témoignages ont été intégrés pour apporter du contexte et un regard croisé sur le projet, sans casser le rythme du film.

Pour Maoto, le film suit Gildas, ingénieur agricole installé à Taïwan. Il alterne interviews, scènes de travail et séquences dans les paysages agricoles : son parcours montre ce que l’entreprise change sur le terrain, mieux qu’une liste de chiffres.

Mannequin renversée en arrière sous un éclairage tamisé, pendant le shooting éditorial Fujifilm
Une séance de travail filmée telle qu’elle se déroule. Image du film « Édito Fujifilm ».

Comment le filmer sans perturber le travail ?

Avec une équipe réduite et une ou deux caméras discrètes, au plus près du réel. Le tournage suit le rythme de l’activité au lieu de l’interrompre : il capte les gestes, les échanges et les moments spontanés.

Chez Fujifilm, l’enjeu était de saisir à la fois l’esthétique du shooting et la dynamique humaine, sans perturber la création. L’approche était immersive, fondée sur l’observation : les portraits ont été filmés en mouvement pour prolonger la direction artistique, et l’étalonnage est resté sobre et froid, fidèle à l’univers visuel de la séance.

Pour Maoto, l’équipe réduite a favorisé la proximité et la spontanéité : la caméra est restée discrète et a suivi le réel, sans mise en scène.

De votre côté, mieux vaut préparer quelques points avant le tournage. Voici ceux qui comptent le plus.

  • Le message du film, en une phrase
  • Les personnes qui parleront à l’image, prévenues à l’avance
  • Une journée où l’activité est représentative : c’est elle que le film montrera
  • Les lieux à filmer, et qui prévenir sur place
  • Les supports de diffusion : le site, les réseaux sociaux, l’interne

Peut-on l’utiliser en interne comme en externe ?

Oui, et c’est l’un de ses atouts. Le film réalisé pour Maoto sert en interne comme en externe, et celui du Club Décision DSI convient à une diffusion sur le web comme à un usage institutionnel.

Les livrables peuvent ensuite être déclinés selon les supports : une version pour le site, une pour les réseaux sociaux, une pour la diffusion interne ou la projection. Pour Recycl’Ace, le découpage avait été pensé dès le départ pour le format horizontal et le format vertical : une seule journée de tournage a suffi pour livrer le film et ses déclinaisons.

Mieux vaut donc prévoir ces versions au début du projet, plutôt qu’après le montage. Et une fois le film livré, il vous appartient entièrement, rushes compris : pensez à récupérer les rushes à la livraison, car nous conservons les fichiers sources pendant trois mois seulement.

Homme marchant devant une récolteuse agricole rouge Maoto dans un champ à Taïwan
Gildas sur le terrain, à Taïwan. Image du film « Gildas, ingénieur agricole », réalisé pour Maoto.

Combien de temps faut-il pour le produire ?

Comptez plusieurs semaines de préparation pour une production structurée, puis en moyenne une semaine de post-production pour un format court. Les délais varient selon la durée du film, le nombre d’allers-retours et le niveau de finition demandé.

Pour un film institutionnel, le calendrier dépend surtout des personnes filmées : réunir un dirigeant, des équipes et des lieux demande de l’anticipation. Mieux vaut fixer tôt la date du tournage, puis organiser le reste autour d’elle.

La préparation est le temps le mieux investi : c’est là que se décident le message, les personnes filmées et les lieux. Le détail, étape par étape, est dans notre article sur les délais de production d’une vidéo d’entreprise.

Regarder le film Édito Fujifilm

Un making of qui est aussi un film de marque : on y voit le matériel de Fujifilm utilisé sur une vraie séance créative, au lancement du GFX 100 RF. Le film restitue le déroulé du shooting et la collaboration entre les équipes, en gardant l’esthétique voulue au départ.

Le voici en entier : « Édito Fujifilm », 3 minutes 12.

Questions fréquentes

Le film d’entreprise présente une entreprise, son savoir-faire ou son message, à travers les personnes qui le portent. Le film institutionnel insiste sur l’organisation elle-même, ses missions et ses valeurs, pour tous ses publics. Les deux se recouvrent largement.